Dix-huitieme jour


Verset
« Si vous donnez ouvertement vos aumônes, c'est bien; c'est mieux encore, pour vous, si vous êtes discrets avec elles et vous les donniez aux indigents. Allah effacera une partie de vos méfaits. Allah est Parfaitement Connaisseur de ce que vous faites. »
Sourate Al Baqarah, verset 271
Donner ses aumônes discrètement est meilleur pour se prévenir contre la tartufferie dans l’intention.
Hadith
Le Prophète صلى الله عليه و سلم a dit :
« Celui qui prie sur moi une fois, Dieu prie sur lui dix fois, lui enlève dix péchés et l’élève de dix degrés. »
Histoire
L’imam Ahmad raconte qu’un jour il rencontra un voleur sur sa route qu’il revit un peu plus tard entrain de prier à la mosquée. Il lui dit alors que ce qu’il faisait n’était pas bien envers Dieu. Et que Dieu n’accepterait plus ses prières s’il continuait à voler ainsi. Le voleur lui répondit: « J’ai fermé beaucoup de portes entre moi et Dieu, aussi j’ai voulu en garder une ouverte. » Et en effet, quelques mois plus tard, j’ai revu cette personne accrochée à la Ka’ba demandant pardon à Dieu. Et je me suis dit, il a laissé une porte ouverte vers Dieu et Dieu lui a ouvert toutes les portes.
Dans un hadith le prophète صلى الله عليه و سلم a dit que la prière est lumière, car elle détourne le croyant du mal et elle le guide dans le droit chemin, comme une lampe éclairant une route dans l’obscurité.
Sagesse
Si l’homme a peur du feu comme de la pauvreté, Dieu le préservera des deux, et s’il veut le paradis comme il veut la richesse, il aura les deux. Et s’il a peur de Dieu en secret comme il a peur pour son culte ouvertement, il sera heureux dans les deux vies.
Invocation
Pas de divinité à part Toi ! Pureté a Toi ! J'ai été vraiment du nombre des injustes, pardonne moi et fais moi miséricorde ainsi qu’aux croyants fais que nous soyons tes rapprochés et que nous soyons parmi les gens de la droite !                   
La ilaha illa anta soubahanak inni kountou min a zzalimine faghfirli wa rahmni wa li kil muslimine wajaalna min al mouqarabin wa ajalna min ashab al yamin.
Idée
Ne fermes jamais toutes les portes entre toi et Dieu, même si tu commets pleins de péchés peut être que cette porte t’en ouvrira pleins d’autres.
La vie des compagnons
L’imam Muslim a rapporté : « Quiconque est chargé des affaires des musulmans, puis ne se dévoue pas à leur service et ne se fatigue pas pour eux ne sera pas avec eux au paradis. » Omar a fait de ce hadith une exigence à remplir pendant son califat.  Il sortait de nuit pour s’occuper des affaires des musulmans, et ne ménageait pas ses efforts. Jusqu’au jour où Abou Louloua le mage d’Al Moughira alla se plaindre de son faible salaire, quand Omar lui répondit que son salaire était suffisant, il se plaignit d’Omar aux gens. Et un jour, alors qu’Omar venait de dire Allah ou akbar pour accomplir la prière de l’aube à la mosquée, Abou Louloua lui donna des coups de poignard. Al Abbas informa Omar que c’était Abou Louloua, l’esclave d’Al Moughira qui l’avait poignardé. Il demanda à ses compagnons de témoigner pour lui au jour de la résurrection et demanda à Aïsha la permission d’être enterré près du prophète صلى الله عليه و سلم ce qu’elle accepta, il demanda à ses compagnons de s’assurer du fait que ses dettes soient remboursées. Il mourrut le 23 dhull al Hijja l’an 23 hégire. Les habitants de Médine le pleurèrent abondamment.
La vie du prophète صلى الله عليه و سلم
Le récit de la calomnie (ifk) :
A'icha, la femme du Prophète, (qu'Allah soit satisfait d'elle) a dit:
Quand l'Envoyé d'Allah  صلى الله عليه و سلم   voulait faire un voyage (ou une expédition), il faisait un tirage au sort entre ses femmes pour désigner celles qui l'accompagneraient. Lors d'une des expéditions qu'il entreprit, il procéda au tirage au sort et c'était moi que le sort avait désignée. Je partis donc avec l'Envoyé d'Allah  صلى الله عليه و سلم . C'était postérieurement à la révélation du verset relatif à la prescription du voile et j'étais toujours dans mon palanquin, même lorsqu'on le descendait du dos du chameau. Quand l'Envoyé d'Allah  صلى الله عليه و سلم eut terminé cette expédition, nous prîmes le chemin de retour. Comme on était près de Médine lors du retour, le Prophète ordonna une nuit de se mettre en marche. A l'instant où l'ordre de marche était donné, je me levai et marchai jusqu'à ce que j'eusse dépassé les troupes pour satisfaire un besoin et en retournant, je me dirigeai vers ma monture. Comme je portai la main au cou, je me rendis compte que j'avais perdu mon collier de verroteries fabriqué à Zafâr. Je retournai pour rechercher mon collier et le désir de le retrouver me retint sur place. Les gens qui étaient chargés de ma monture soulevèrent mon palanquin et le chargèrent sur mon chameau, croyant que j'étais dedans. En effet, à cette époque les femmes étaient de poids légers; elles n'étaient pas encore devenues corpulentes, car elles ne mangeaient que peu. Aussi les gens ne trouvèrent-ils pas insolite la légèreté du palanquin lorsqu'ils le soulevèrent, d'autant plus que j'étais une toute jeune femme. Ils firent alors relever le chameau et partirent. Quand je trouvai mon collier, les troupes étaient déjà en marche. Je me rendis au camp où il n'y avait plus personne, j'allai alors droit à l'endroit où j'avais été installée pensant qu'en s'apercevant de ma disparition on reviendrait me chercher. Pendant que j'étais assise en cet endroit, je fus gagné par le sommeil et je m'endormis. Or Safwân ibn Al-Mu`attal As-Sulamî Adh-Dhakwânî, qui était resté en arrière des troupes, après avoir marché toute la nuit, arriva le matin à l'endroit où j'étais. Apercevant la silhouette d'une personne endormie, il s'approcha de moi et me reconnut, car il m'avait vue avant que le port du voile n'eût été ordonné par le Coran et il dit: "Nous sommes à Allah et nous retournerons à Lui". Sa voix m'éveilla et je me levai, cachant mon visage avec mon voile. Par Allah, il ne prononça aucun mot autre que ceux qu'il avait prononcés à ma vue. Il fit ensuite agenouiller sa monture et lui foula les pattes de devant pour que je monte sur elle. Il tint son cou pour le mener et nous arrivâmes ainsi auprès des troupes qui venaient de camper au moment de la canicule de midi. `A’icha poursuivit: Des gens m'avaient calomnié (en m'accusant d'adultère) et parmi eux était `Abd-Allah ibn 'Ubayy ibn Salûl qui s'était chargé de la plus lourde part de la calomnie. Quand nous arrivâmes à Médine, je suis tombée malade pendant un mois, et c'est à ce moment que les gens répandaient les propos des calomniateurs, sans que j'en fusse au courant. Ce qui m'étonnait, durant ma maladie, c'est que je ne trouvais pas l'Envoyé d'Allah  صلى الله عليه و سلم   aussi aimable avec moi qu'il l'était d'ordinaire quand je tombais malade. L'Envoyé d'Allah  صلى الله عليه و سلم   entrait seulement chez moi, me saluait et me disait: "Comment allez-vous?". Cela me donnait des inquiétudes, mais je ne sus la fâcheuse nouvelle que lors de ma sortie après le rétablissement de ma santé. (A suivre)

 

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