Dix-neuvieme jour


Verset
« Et craignez le jour où vous serez ramenés vers Allah. Alors chaque âme sera pleinement rétribuée de ce qu'elle aura acquis. Et ils ne seront point lésés. »
Sourate Al Baqarah, verset 281
La perfection de la foi c’est de respecter la prière, de donner des aumônes et de faire le bien. Selon un avis, ce verset est le dernier descendu au prophète après quoi il vécut neuf jours puis mourrut.
Hadith
D'après 'Abû Hurayra (qu'Allah soit satisfait de lui), le Prophète صلى الله عليه و سلم a dit:
 Allah, à Lui la puissance et la gloire, dit: "Je suis tel que Mon serviteur M'estime. Je serai avec lui chaque fois qu'il Me mentionnera. Ainsi, s'il Me mentionne dans son for intérieur, Je le mentionnerai dans Mon for intérieur; s'il Me mentionne dans une assemblée, Je le mentionnerai dans une meilleure assemblée. S'il se rapproche de Moi d'un empan, Je me rapprocherai de lui d'une coudée; et s'il se rapproche de Moi d'une coudée, Je Me rapprocherai de lui d'une brasse et s'il vient vers Moi à petits pas, J'irai vers lui rapidement".
Histoire
On a demandé à Ibn Taymiyya ce qui profite le plus à l’adorateur : demander pardon à Dieu ou Le glorifier. Il répondit que si une robe est pure l’encens et l’eau de fleur sont meilleurs et si elle n’est pas pure le savon et l’eau sont meilleurs. La glorification est l’encens des gens de bien et le savon est la demande de pardon de ceux qui commettent des péchés.
Sagesse
Le Cheikh Abd. Ben Baz a dit que vivre pour Dieu est plus difficile que de mourir pour Lui.
Invocation
Ne me laisse pas seul, Seigneur, alors que Tu es le meilleur des héritiers
Rabbi la toudhirni farda wa anta khayr al wa rithin
Idée
Essayons de diversifier nos actes d’adoration pendant ramadan, puis de garder ces bonnes habitudes par la suite.
La vie des compagnons
Hadith rapporté par `Alî (qu'Allah soit satisfait de lui):
Ibn Abbâs (qu'Allah soit satisfait des deux) a dit: «J'étais debout au milieu de la foule qui priait Allah pour Umar ibn Al-Khattâb, déposé dans son cercueil. Tout à coup un homme, qui se trouvait derrière moi, me saisit par les épaules. Me retournant alors, je vis que c'était Alî ibn 'Abî Tâlib. Il dit (en s'adressant à `Umar):
"Qu’Allah te fasse miséricorde! Je n'ai convoité une place auprès du Seigneur comme j'ai convoité ta place éminente et j'espère bien qu'Allah te placera avec tes deux compagnons (Muhammad et 'Abû Bakr). Que de fois, en effet, ai-je entendu l'Envoyé d'Allah dire: J'ai été avec Abû Bakr et Umar, j'ai fait (telle chose); je suis allé (à tel endroit) avec 'Abû Bakr et `Umar. C'est pour cela que j'espère bien qu'Allah te placera avec eux deux". »
La vie du prophète  صلى الله عليه و سلم
(Suite du récit de la calomnie) J'étais sortie avec 'Umm Mistah pour aller du côté d'Al-Manâsi`, qui nous servait de latrines. Nous n'y allions que de nuit. C'était avant que nous eussions des latrines à proximité de nos maisons. Nous suivions la coutume des anciens Arabes qui allaient satisfaire leurs besoins naturels dans des terrains vagues et, tout comme eux, nous répugnons à avoir les latrines près de nos demeures à cause de leur mauvaise odeur. Je partis donc en compagnie de 'Umm Mistah qui était la fille de 'Abû Ruhm ibn Al-Muttalib ibn `Abd-Manâf; sa mère, bint Sakhr ibn `Amir était la tante maternelle de 'Abû Bakr As-Siddîq et son fils était Mistah ibn 'Uthâtha ibn `Abbâd ibn Al-Muttalib. Après avoir satisfait nos besoins, nous revenions, la fille de 'Abû Ruhm et moi, vers la maison et comme 'Umm Mistah trébucha sur le pan de son vêtement, elle s'écria: "Que Mistah Périsse!".
- "Fi! Que c'est mal, lui dis-je, d'injurier un homme qui a pris part au combat de Badr".
- "Hé! ma chère, me répondit-elle n'as-tu pas entendu ce qu'il avait dit?".
- "Et qu'est ce qu’il a dit?", demandai-je. Aussitôt elle me raconta ce que disaient les calomniateurs. Je devins alors plus malade et, quand je rentrai chez moi, l'Envoyé d'Allah صلى الله عليه و سلم  vint me rendre visite, il me salua, puis dit: "Comment allez-vous?".
- "Me permets-tu, lui demandai-je alors, de me rendre chez mes parents?". Je voulais à ce moment-là m'assurer auprès d'eux de la nouvelle. L’Envoyé d'Allah صلى الله عليه و سلم m'accorda cette permission et je me rendis chez mes parents.
- "Chère maman, dis-je à ma mère, que racontent donc les gens?". - "ma fille, me répondit-elle, ne t'en fais pas. Il est bien rare qu'une jolie femme aimée de son mari et ayant des coépouses ne soit pas l'objet de leurs commérages".
- "Gloire à Allah!, m'écriai-je, les gens ont-ils échangé de tels propos!". Et je passai toute la nuit à pleurer au point que je ne goûtai pas un seul instant de sommeil jusqu'au matin que je passai également à pleurer. L'Envoyé d'Allah, voyant que la révélation avait tardé à venir à ce sujet, manda `Alî ibn 'Abî Tâlib et 'Usâma ibn Zayd pour leur demander s'il devait se séparer de moi. 'Usâma ibn Zayd, étant sûr que j'étais innocente et sachant l'affection que le Prophète avait pour moi, dit à l'Envoyé d'Allahصلى الله عليه و سلم : "Garde ta femme nous ne savons que du bien d'elle". Quant à `Alî ibn 'Abû Tâlib il dit: "O Envoyé d'Allah, Allah ne t'a pas mis trop à l'étroit. Il y a beaucoup d’autres femmes. Interroge sa suivante, elle te dira la vérité". L'Envoyé d'Allah demanda alors à Barîra et lui dit: "O Barîra, as-tu vu de `A'icha quelque chose qui suscite en toi le soupçon?".
- "Non, répondit Barîra, j'en jure par Celui qui t'a envoyé par la Vérité, je ne l’ai rien vu faire d’acte répréhensible, sinon qu'étant une toute jeune femme il lui arrive parfois de s'endormir auprès de la pâte à pain de la famille la laissant ainsi manger par les animaux domestiques". (A suivre)

 

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