Dix-septieme jour


Verset
« Allah ! Point de divinité à part Lui, le Vivant, Celui qui subsiste par lui-même “al-Qayyum”. Ni somnolence ni sommeil ne Le saisissent. A lui appartient tout ce qui est dans les cieux et sur la terre. Qui peut intercéder auprès de Lui sans Sa permission ? Il connaît leur passé et leur futur. Et, de Sa science, ils n'embrassent que ce qu'Il veut. Son Trône “Kursiy” déborde les cieux et la terre, dont la garde ne Lui coûte aucune peine. Et Il est le Très Haut, le Très Grand. »
Sourate Al Baqarah, verset 255
Ce verset est appelé le verset du trône (Ayat Al Kursi).
Hadith
D'après 'Abû Hurayra (qu'Allah soit satisfait de lui), le Prophète  صلى الله عليه و سلم   a dit:
"Sept personnes seront à l'ombre d'Allah le Jour où il n'y aura plus d'ombre que la Sienne: le souverain équitable; le jeune homme qui a éteint l'ardeur de sa jeunesse dans l'adoration d'Allah; l'homme dont le cœur est attaché aux mosquées (qui tient à s'y rendre et à y attendre la prière); deux hommes qui, s'aimant en Allah, se réunissent pour Allah et se séparent selon Son décret (par la mort); l'homme qui refuse l'invitation à la fornication offerte par une belle femme de haute naissance, en disant: "Je crains Allah"; l'homme qui fait l'aumône en secret au point que sa main droite ignore ce que vient de dépenser sa main gauche; et l'homme, en retraite spirituelle, qui invoque Allah et a, par attendrissement, les larmes aux yeux".
Histoire
D'après Ibn `Umar (qu'Allah soit satisfait des deux), le Prophète  صلى الله عليه و سلم   a dit: Alors que trois hommes furent en marche, ils furent surpris par une pluie et ils se réfugièrent dans une grotte située au sein d’une montagne. Mais, un rocher, en s'éboulant, leur ferma l'issue de la grotte. Les uns dirent aux autres: "Invoque Allah en Lui indiquant les bonnes œuvres que vous avez faites en vue de Sa face, il se peut qu’Allah éloigne ce rocher (de votre chemin).". L’un d’eux dit: "O Seigneur! J'avais à ma charge deux parents âgés, ma femme et des petits enfants. Tous les jours, je faisais paître le troupeau pour les entretenir, et aussitôt rentré, je trayais les brebis pour donner à boire le lait d’abord à mon père et à ma mère avant de donner à boire à mes petits. Un jour, étant allé un peu loin cherchant du pâturage, je suis rentré si tard que je trouvai mon père et ma mère endormis. Je me mis à traire les brebis comme d’habitude et j’apportai la jatte de lait et me tins auprès d’eux. Mais, il me répugna de les réveiller et il me répugna aussi de donner d'abord à boire aux enfants, bien que ceux-ci pleuraient de faim à mes pieds. Nous restâmes sur cet état jusqu'à l'aurore. O Seigneur! Puisque Tu sais que j'ai fait tout cela en vue de Ta face, pratique-nous une ouverture qui nous permette de voir le ciel". Alors le rocher fut écarté légèrement sans pourtant qu'ils puissent sortir.
Le second dit ensuite: "O Seigneur! J'aimais une de mes cousines de l'affection la plus vive qu'un homme peut éprouver pour une femme. Quand je lui fis des propositions, elle se refusa avant le versement de cent dinars. J’eus une grand-peine à collecter la somme exigée que je lui offris. Quand je fus sur le point de faire l'amour avec elle, elle me dit: "O serviteur d'Allah! Crains Allah; ne me déflore pas à moins que ce ne soit légalement". Aussitôt, je me retirai en la laissant. Puisque Tu sais que j'ai fait tout cela en vue de Ta face, donne-nous Seigneur une issue". Et le rocher de s’écarter encore un peu.
Le troisième dit: "O Seigneur! Je louai un ouvrier moyennant un faraq (mesure médinoise contenant trois sâ`) de riz. Quand il termina son travail, il me dit: "Donne-moi mon dû". Lorsque je le lui versai, il refusa de le recevoir; car il le jugea minime. Alors je pris ce faraq et l'ensemençai, et avec son bénéfice, j'achetai des bœufs et j’engageai un berger. Plus tard, cet ouvrier vint me trouver et me dit: 'Crains Allah et donne-moi mon dû'.
- 'Emmène, lui répondis-je, ces bœufs avec leur berger, car tout cela est à toi'. - 'Crains Allah et ne te moques pas de moi?', me répliqua-t-il. - 'Je ne me moque pas de toi, lui dis-je, tout cela est bien à toi'. Et l’ouvrier de prendre les bœufs et de partir. Seigneur! Puisque Tu sais que j'ai fait tout cela en vue de Ta face, délivre-nous". Allah alors écarta complètement le rocher.
Sagesse
Si on t’empêche de rentrer quelque part, sache que Dieu n’a pas de portiers.
Invocation
Seigneur, écarte de nous le châtiment de l'Enfer, car son châtiment est permanent.
Rabbana asrif anna azab jahanam in azabaha kana gharama
Idée
Essayer de rester à la mosquée le matin.
La vie des compagnons
Omar eut beaucoup de ses avis confirmés par la révélation parmi eux : la station d’Abraham, le port du voile, le cas des prisonniers de guerre. Omar pleurait beaucoup en écoutant le coran si bien qu’il avait attrapé des cernes, un jour il s’évanouit même en entendant un verset sur le châtiment de Dieu, il ne s’en remit que lorsqu’il entendit un verset sur la miséricorde divine. Omar fit aussi des invocations à Allah pour que des versets sur le vin soient révélés (4/43 et 5/90,91), sa relation avec le coran était formidable quand il entendit ce verset « une multitude d'élus parmi les premières [générations], et un petit nombre parmi les dernières [générations], », il ne cessa de pleurer pour les dernières générations bien qu’il faisait parti des premières jusqu’à ce que Dieu descende : « une multitude d'élus parmi les premières [générations], et une multitude d'élus parmi les dernières [générations],»
Il se mit alors à rire et à louer Dieu.
La vie du prophète صلى الله عليه و سلم
Le 12 Rabi al awal de la treizième année de l’Hijra, les Ansars attendaient comme d’habitude vers midi l’arrivée du prophète,  صلى الله عليه و سلم , ils étaient sur le point de rentrer chez eux à cause de la chaleur du soleil quand un juif qui se trouvait sur l'une des citadelles les vit arriver, ce fut une grande joie comme un festival, on accueillait l’arrivée du prophète  صلى الله عليه و سلم en criant « Allahou akbar ». Les filles de Médine chantaient le poème bien connu : « La pleine lune luit et nous éclaire à Médine. Il nous faut donc être reconnaissant, tant qu’on nous appelle à Allah… » Chez les arabes, la lune c’est la beauté (un compliment). Depuis ce jour Yathrib, illuminée par l’arrivée du prophète,  صلى الله عليه و سلم devint Medinatou rassoul (la ville du prophète) et en abrégé Médine.

 

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