Dixieme jour


Verset
« Combattez-les jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de sédition, et que la religion soit rendue entièrement à Dieu. Toutefois, s'ils renoncent à la lutte, alors plus d'offensive [contre eux], sauf contre les injustes [qui s'obstinent à poursuivre la lutte.]
Sourate Al Baqarah, verset 193
Un savant a dit à propos de ce passage : "Dieu n'apprécie l'hostilité contre personne mais lorsque les injustes vous sont hostiles, vous devez leur rendre la pareille".
Hadith
Chaddad ibnou Aws rapporte que le prophète Mohamed صلى الله عليه و سلم a dit:
Sayyid oul istighfar  (la formule maitresse de toutes les demandes de pardon) consiste à ce que tu dises: « Ô Dieu! Tu es mon Seigneur, il n'y a de Dieu que Toi, Tu m'as créé et je suis Ton esclave, je tiens autant que je le puis, à mes engagements et mes promesses envers Toi, je me refugie auprès de Toi contre le mal de ce que j'ai fait, je reconnais tes bienfaits envers moi et mes péchés que j'ai commis. Pardonne-moi! Car il n'y a que Toi qui pardonnes les péchés. » Le Prophète dit ensuite : « Celui qui fait cette invocation avec conviction dans la journée et meurt dans la journée, avant le soir, fera partie des gens du Paradis; et celui qui la dit de nuit, avec conviction, et meurt avant l'arrivée du matin, fera partie des gens du Paradis.»
Histoire
On raconte  qu’une maladie de l’insanité a pollué l’eau d’une rivière passant dans une ville. Chaque fois que quelqu’un en buvait, il devenait fou. Les gens fous se rassemblaient pour discuter dans un langage qui était incompréhensible pour les gens encore sains. Le roi de cette ville combattit cette maladie jusqu’à ce que la reine devienne folle à son tour. Le roi appela alors son ministre et lui annonça que la reine était devenue folle. Il lui demanda où étaient ses gardes, « Ils sont devenus fous!», lui répondit-il, « Alors appelle-vite le médecin ! », répliqua le roi, « Il est devenu fou, lui aussi, en fait, il ne reste que nous deux comme gens sains ». « Mais comment vais-je gouverner une cité de fous ?», s’interrogea le roi. Alors le ministre lui dit : « Vous savez pour eux c’est nous qui sommes des fous, ils prétendent qu’ils n’ont bu de la rivière que pour ne pas devenir fous. Ils sont majoritaires et c’est eux qui décident en fait qui est le fou du sain. » Alors le roi lui dit : « Dans ce cas, emmène-moi un verre d’eau, car c’est fou de rester sage parmi les fous. » Il est vrai qu’il est pénible de ne pas partager la même conviction que ton entourage et de voir les choses différemment. Mais est-ce que tu vas, toi aussi, changer tes convictions et boire le verre d’eau juste pour devenir comme les autres ? Est-ce que celui qui te dit: « Est-ce possible que nous ayons tous tords et que toi seul aie raison ? » peut bouleverser tes convictions ? Si c’est le cas, alors tu veux boire du verre. Mais réfléchis encore, si tu t’appliques au travail, tu arrives à l’heure et tu réussis à remplir toutes les tâches que l’entreprise te donne, et que tu constates que l’un de tes collègues qui arrive en retard et travaille peu reçoit une augmentation, vas-tu pour autant arrêter de travailler ?
Sagesse
Si tu échoues à planifier, tu as planifié ton échec.
Invocation
Ô notre Seigneur, nous avons fait du tort à nous-mêmes. Et si Tu ne nous pardonnes pas et ne nous fais pas miséricorde, nous serons très certainement du nombre des perdants                                         
Rabbana zalamna anfoussana wa in lam taghfirlana wa tarhamna la nakounana min al khassirin
Idée
Essayons de faire quelque chose de nouveau que nous n’avons jamais fait, une œuvre qui sera bénéfique, pour nous, notre famille, nos voisins, notre patrie, à la communauté musulmane. Pensons à un petit rien qui aura un grand effet et nous sentirons la joie quand nous constaterons ses effets bénéfiques sur les gens.
La vie des compagnons
L’annonce de la mort du prophète صلى الله عليه و سلم fut un choc et une grande tristesse pour toute la communauté, Ali n’arrivait plus à se mettre debout, Othman devint comme un enfant, Omar dit aux musulmans qu’il ferait taire avec son épée celui qui prétend que le prophète est mort. Le seul qui réagit avec calme et clarté fut Abu Bakr qui dit aux autres compagnons : « Ô gens, celui qui adorait Mohammed qu’il sache qu’il est mort et celui qui adore Allah, qu’il sache qu’Allah est vivant et ne meurt pas ! » Puis il récita ce verset : « Mohammed n’est qu’un prophète parmi tant d’autres qui sont passés avant lui. Seriez-vous hommes à abandonner le combat, s’il venait à mourir ou à être tué ? » Sourate 3, verset 144 Omar dit alors : « C’est comme si j’entendais ce verset pour la première fois. L’épée tomba de ma main et je ne savais plus quoi faire. Je courus dans un coin retiré pour pleurer seul. »
La vie du prophète صلى الله عليه و سلم
Omar Ben Al Khattab était un homme courageux. Et il fut contrarié parce que les membres de la tribu Qoraysh s'étaient divisés à propos de la nouvelle religion. Il décida de tuer celui qui en était la cause (Mohammed). Sur son chemin, il rencontra Naïm qui cachait son islam et qui lui demanda : "Où vas-tu Ibn Al Khattab?" Alors Omar lui répondit qu'il allait voir celui qui a insulté leurs dieux et planté la discorde entre eux. Naïm lui dit que c'était prétentieux de sa part de croire que la famille de Mohammed allait le laisser marcher sur terre s'il le tuait. Il lui annonça que sa sœur et son frère s'étaient d'ailleurs convertis pour le détourner du prophète. Omar se fâcha et partie chez sa sœur, arrivé près de la porte, il entendit que des versets de coran étaient lus.  Il écouta un peu puis frappa violemment à la porte, sa sœur cacha alors le parchemin où était inscrit des versets, Khabab Ben Al Art lui ouvra la porte. Alors Omar leur dit : "Quel est ce bruit que j'ai entendu chez vous?" Ils nièrent, alors Omar ne les croyant pas agressa son beau frère (Said ibn Zayd) qui tomba par terre. Fatmé vint défendre son mari. Omar la frappa également. Alors elle cria : "Et si la vérité était dans une autre religion que la tienne, je témoigne qu'il n'y a qu'un seul Dieu et que Mohammed est son Prophète" Quand Omar constata qu'il avait blessée sa sœur et mis son beau frère à terre, il regretta et demanda à voir le parchemin. Alors sa sœur lui demanda d'aller se laver avant (de pouvoir toucher le document). Il se lava puis lu les versets 1 à 14 de la sourate Taha et quand il lut le dernier verset :
« Certes, c'est Moi Allah : point de divinité que Moi. Adore-Moi donc et accomplis la Salat pour le souvenir de Moi. »
L'islam toucha son cœur, le transforma et l'attendrit, il dit : « Comme ces paroles sont belles. Est-ce cela que Qoraysh rejette?"»
Alors sa sœur lui demanda : « Est-ce cela qu'Omar a rejeté aussi? »
Alors Omar dit : « Par Dieu, après aujourd'hui, je ne m'enfuis plus de cette religion, guidez-moi vers Mohammed. »

 

| More