Huitieme jour


Verset
 « (Ces jours sont) le mois de Ramadan au cours duquel le Coran a été descendu comme guide pour les gens, et preuves claires de la bonne direction et du discernement. Donc quiconque d'entre vous est présent en ce mois, qu'il jeûne ! Et quiconque est malade ou en voyage, alors qu'il jeûne un nombre égal d'autres jours.  Allah veut pour vous la facilité, Il ne veut pas la difficulté pour vous, afin que vous en complétiez le nombre et que vous proclamiez la grandeur d'Allah pour vous avoir guidés, et afin que vous soyez reconnaissants ! »
Sourate Al Baqarah, verset 185
Il appartient aux croyants sincères de faire appel à leur conscience et de juger de l'opportunité de la rupture du jeune selon les cas et les circonstances qui se présentent à eux.
Hadith
Abou Horayra rapporte que le Prophète صلى الله عليه و سلم a dit:
"Lorsqu'un serviteur (de Dieu) prononce "La ilaha illa Allah" avec sincérité, les portes des cieux s'ouvrent (pour laisser cette parole s'élever), jusqu'à ce qu'elles parviennent auprès du Trône de Dieu (et soit aussitôt exaucées) à condition qu'il évite les péchés majeurs."  (Tirmidhi)
"Prononcer avec sincérité" implique des paroles absentes d'ostentation et d'hypocrisie. S'abstenir de commettre des péchés majeurs constitue la caution pour une acceptation rapide. Même si ces paroles sont prononcées sans s'abstenir de commettre des péchés majeurs, elles n'en sont pas moins bénéfiques et porteuses de récompenses.
Histoire
Un jour un cheval est tombé dans un puits, il a commencé à hénir pendant des heures en attendant que quelqu’un vienne le délivrer. Vu que le puits était profond et le cheval trop vieux et trop lourd pour être transporté, son propriétaire décida de l’enterrer dans le puits. Il partit chercher ses voisins pour l’aider, mais au fur et à mesure qu’ils jetaient du sable, le cheval l’utilisait pour monter jusqu’à ce qu’il fut capable de sortir du puits. Ce qui a étonné le propriétaire et les villageois.

Sagesse
N’aie pas honte de donner peu, ne rien avoir est pire encore.
Invocation
Seigneur, pardonne-nous nos péchés ainsi que nos excès dans nos comportements, affermis nos pas et donne-nous la victoire sur les gens mécréants
Rabbana aghfirlana dhounoubana wa israfana amrina wa thabit aqdamna wan sourna ala l qaomil kafirin
Idée
Chaque problème auquel nous devons faire face est un peu de sable qu’il faut utiliser pour monter plus haut.
La vie des compagnons
Abu Bakr pleurait en récitant le coran, les femmes et les enfants étaient attirés par sa récitation, cela gênait les qorayshites, aussi lui demandèrent-ils de rester chez lui pour lire, ce qu’il fit, mais en ouvrant sa fenêtre, les qorayshites se fâchèrent et lui demandèrent de ne plus lire ce qu’il refusa en disant : « Par Allah, je ferais entendre le coran aux gens. » Et il dit à celui qui l’avait pris sous sa protection face aux qorayshites: « Je te rends ta protection pour celui qui est plus puissant et généreux. » 
La vie du prophète صلى الله عليه و سلم
Les premiers convertis à l’islam subirent des mauvais traitements de la part des qorayshites non musulmans et souvent de la part de leur propre famille. Certains étaient attachés au plafond de la maison au dessus d’un grand feu, d’autres étaient fouettés, mais tout cela ne les fit pas changer de convictions.
Moussab ben Amir, par exemple, était très riche et ne portait que des vêtements de soie lorsqu’il se convertie sa famille le ligota, lui mit des vêtements rugueux et le priva de nourriture. Bilal quant à lui était attaché sur le sable brulant du désert, le torse écrasé par d’énormes pierres. Il ne cessait de répéter: « Un seul (Dieu), un seul… ».
Lorsque Saad ben Abi Waqas se convertit sa mère entama une grève de la faim, voyant que cela ne lui ferait pas changer d’avis, elle l’enferma et le fit frapper tous les jours jusqu’à ce qu’il réussisse à s’échapper.
Omar Ben Yassan se convertit ainsi que ses parents auxquels il avait présenté l’islam. Sa tête était plongée dans l’eau jusqu’à la noyade. Sa mère, Sumaya, fut la première martyre de l’islam. Elle fut tuée par Abû Jahl.
Un forgeron du nom de Khabab ben al Art se faisait torturer par sa patronne avec des braises, mais cela ne le fit pas renoncer à l’islam.
Voilà en bref le récit de quelques croyants dont les corps ont du endurer des supplices impitoyables parfois jusqu’au sacrifice de leur vie, mais dont les cœurs sont toujours restés attachés à la croyance en Dieu.

 

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