Premier jour


Verset
« Commanderez-vous aux gens de faire le bien, et vous oubliez vous-mêmes de le faire, alors que vous récitez le Livre ? Êtes-vous donc dépourvus de raison?»
Sourate Al Baqarah, la vache, verset 44.
Les versets 40 à 120 de la sourate Al Baqarah invitent à la guidance et désignent les enfants d’Israël, ils critiquent leurs attitudes passées et présentes et montrent que la cause de leur déchéance ne fut que le fruit de leur éloignement de la guidance. Dans ce verset, il s’agit de montrer aux croyants qu’il est très laid de commander le bien aux autres et de ne pas appliquer ses conseils à soi-même.
Hadith
Le prophète صلى الله عليه و سلم a dit :
« Les actions ne valent que par leurs intentions. Chacun ne recevra la récompense qu’il mérite que selon ce qu’il a eu l’intention de faire. »
Admis à l’unanimité
Ce hadith montre que nos œuvres sont pesées avec la balance de l'intention (an Niyya) plus notre intention est pure, plus notre œuvre devient bonne et lorsqu'elle est mauvaise l'œuvre s'en trouve corrompue. Selon l'Imam Ach-Châfi'î, ce hadith résume le tiers de la religion et soixante-dix chapitres de la jurisprudence lui sont liés. Le passage : «Chacun ne recevra la récompense qu’il mérite que selon ce qu’il a eu l’intention de faire. » signifie que si notre intention est bonne et vouée exclusivement à Dieu, l'œuvre sera agréée et son auteur récompensé. En revanche, si l'intention est mauvaise ou corrompue, l'œuvre sera elle-aussi mauvaise et son auteur en supportera le péché. De plus, ce qui distingue l'adoration de la simple habitude, c'est l'intention. Par exemple, beaucoup de gens se lavent, mais c’est seulement pour ceux qui formulent l’intention que cela devient un acte d’adoration.
Histoire
On raconte que lorsqu’un éléphanteau naquit, on lui accrocha une patte avec une corde. Quand l’éléphanteau apprit à marcher, il fit un premier pas et il fut très heureux de cela. Alors il en fit un deuxième, puis un troisième et ainsi jusqu’à dix. Il sentit qu’il pouvait avancer encore et encore, mais … au douzième pas, il ne put plus avancer. Il changea alors de direction vers le nord, mais il ne pu faire également que douze pas, il changea de direction vers l’est, mais fut bloquer au douzième pas et cela fut de même en allant vers le sud et l’ouest. Il eut le sentiment pénible d’être limité dans ses actes. Du fait de ce sentiment, il grandit avec un esprit limité et la conviction que c’était dans cette espace seulement qu’il devait vivre, penser…Certaines choses lui faisaient parfois oublier ce sentiment, mais il avait toujours au fond de lui l’intime conviction que la corde était accrochée à son pieds. Lorsqu’il devint plus grand, ses amis vinrent le voir et lui racontèrent leurs activités : l’un lui racontait être allé en forêt, certains venaient d’Asie, d’autres d’Afrique, certains avaient vu d’autres animaux que les éléphants, certains avaient bu de la rivière, certains avaient travaillé dans un cirque. L’éléphant croyait qu’ils lui mentaient. Ils lui proposèrent de venir avec eux pour pouvoir le constater par lui-même, mais il leur répondit qu’il ne pouvait pas que c’était tout ce qu’il pouvait faire : « C’est mon habitude et je ne peux en sortir. »Ses amis l’encouragèrent si bien qu’il se décida à avancer, mais hésita à nouveau au dixième pas, alors ses amis le stimulèrent en lui rappelant quels sentiments il avait eu lorsque, tout jeune, il avait fait ses premiers pas. Alors l’éléphant prit confiance en lui, le cœur léger, il avança en se rappelant le sentiment d’indépendance qui avait animé son esprit lorsqu’il avait commencé à marcher si bien que sa corde qui était usée, se délia de son pied. Il sortit du cercle des douze pas, ce qui l’étonna : « Que se passe t-il ? Je suis sorti du cercle et aucun mal ne m’a touché, tout le monde m’a encouragé !», il continua à avancer et se libéra pour de bon de sa corde.
Sagesse
Sois comme le clou, les coups de marteau ne font qu’augmenter sa fixation…
Invocation
Seigneur ouvre ma poitrine, facilite moi et dénoue le nœud de ma langue qu’ils comprennent ce que je dis!
Rabbi achrah li sadri wa yasir li amri wah loul ‘ouqdatan min lissani yafqahou qaoli
Idée
Pourquoi attendre les dix derniers jours de ramadan pour veiller en prières ? Pourquoi ne pas commencer dès le premier jour, nous motiver ne serait-ce que pour accomplir deux rakats chaque soir à la maison, puis augmenter autant que nous le pouvons leur nombre jusqu’aux dix derniers jours, n’attendons pas la fin.
La vie des compagnons
Abu Bakr as Siddiq est l’un des plus proches compagnons du prophète Mohammed (sas), son surnom est Abu Bakr, mais son nom est Abdallah, le prophète صلى الله عليه و سلم   l’a surnommé l’affranchi  ‘Al ‘Atiq’:
« O Abu Bakr ! Tu es l’affranchi d’Allah du feu ! »
Son père et sa mère se convertirent à l’islam. Il appartenait au clan de Banu Taym, responsable du paiement des dettes et de l’acquittement du prix du sang.
La vie du prophète صلى الله عليه و سلم
La Mecque se situe au cœur de la péninsule arabique. Elle était avant l'islam un important centre religieux et commercial vers lequel les gens se dirigeaient pour le pèlerinage, afin de visiter la Ka'bah, construite par le prophète Abraham et son fils Ismail, sur eux la paix, et pour faire du commerce. A côté de la Ka'bah, se trouvait un puits où se désaltéraient les pèlerins, ce dernier existe toujours: c'est le puits de Zamzam. A la Mecque, un jeune homme nommé Abdul ben Al Muttalib se maria avec Amina bent Wahab. Peu de temps après leur union, alors qu'Abdullah parti faire du commerce au pays de Cham, Amina tomba enceinte. En chemin, Abdullah fut atteint par une affection, il détourna son chemin vers Yathrib pour y rejoindre des membres de sa famille. Il succomba à sa maladie dans cette ville et y fut enterré. Amina fut attristée, car elle pensait que non seulement son mari était mort, mais que désormais son enfant naîtrait orphelin. Peu de mois après Amina accoucha d'un garçon, et ce fut le lundi 12 rabi al awal (571 après J.C.). Le garçon fut nommé Mohammed.

| More