Vingt et unieme jour


Verset
« Dis : “Obéissez à Allah et au Messager. Et si vous tournez le dos... alors Allah n'aime pas les infidèles! »
Sourate Al Imran, verset 32
Cela signifie qu’il faut suivre les instructions contenues dans le coran et la sunna.
Hadith
D'après 'Abû Hurayra (qu'Allah soit satisfait de lui), l'Envoyé d'Allah صلى الله عليه و سلم a dit:
Allah, l'Exalté a dit:
« J'ai préparé pour ceux de Mes serviteurs qui sont vertueux ce qu'aucun œil n'a vu, qu'aucune oreille n'a entendu et ce que n’a jamais venu à l'esprit d'aucun être humain".
Ce qui confirme cela dans le Livre d’Allah est ce verset:
« Aucun être ne sait ce qu'on a réservé pour eux comme réjouissance pour les yeux, en récompense de ce qu'ils œuvraient! »
Histoire
Il était une fois, à l’époque des califes abbassides, dans la capitale musulmane Bagdad, un grand savant connu pour sa sagesse. Cet homme avait passé sa vie à étudier le Coran et les paroles du Prophète صلى الله عليه و سلم et il était très pieux. Jamais on ne l’entendait dire du mal de quelqu’un, ni se moquer des autres ni répéter des paroles inutiles. Tout le monde l’aimait, car il avait toujours une parole gentille ou un sourire pour les gens qu’il rencontrait, et il était toujours prêt à aider les autres. Un jour, l’un de ses voisins vint le trouver : « As-salamou alaykoum ! » « Wa alaykoum as-salam wa-rahmatou llahi wa-barakatouhou », répondit le savant. « Sais-tu ce qu’on vient de me dire à propos de ton ami Abdallah ? » Poursuivit le voisin. « Attends un peu », répliqua le savant. « Je vois que tu brûles d’envie de me dire quelque chose. Mais avant que tu me le dises, j’aimerais te faire passer un petit test. Cela s’appelle le test des trois filtres ». « Des trois filtres ? » S’étonna le voisin. « Exactement », poursuivit le savant. « Avant que tu ne me parles de mon ami, ce serait une bonne idée de prendre le temps de filtrer ce que tu comptes me dire. Nous allons faire passer ce que tu voulais me dire dans trois filtres : ce qui en restera, tu pourras me le dire. C’est pourquoi j’appelle cela le test des trois filtres. Tu es prêt ? » « Oui », répondit l’homme, de plus en plus étonné. « Commençons », dit le savant. « Le premier filtre est celui de la vérité. As-tu bien vérifié que ce que tu veux me dire est vrai ? » «Non », répondit l’homme. « En fait on vient juste de me le raconter et… » « Bien », dit le savant. « Donc, tu n’es pas du tout sûr que ce soit vrai. Le filtre de la vérité n’a pas gardé ce que tu voulais me dire. Essayons maintenant le second filtre, celui du bien. Est-ce que ce que tu voulais me dire sur mon ami est quelque chose de bien ? » « Euh, non, au contraire…»
« Ah», poursuivit  le savant. « Donc tu voulais me dire quelque chose de mal sur mon ami, mais tu n’es pas certain que ce soit vrai. Je ne sais pas si je vais pouvoir t’écouter…Mais peut être que tu réussiras quand même le test, car il reste encore un filtre : le filtre de l’utilité. Si tu me dis ce que tu voulais me dire sur mon ami, est-ce que cela me sera utile ? »
« Euh bien…non, pas vraiment. »
« Alors, conclut le savant, si ce que tu voulais me dire n’est pas vrai, n’est pas bien et n’est même pas utile, ce n’est pas la peine de me le dire, tu ne crois pas ? »
Le voisin, un peu confus, rentra chez lui et réfléchit longuement aux paroles du savant. Depuis ce jour, il étonna ses voisins en cessant d’écouter les bavardages inutiles, et en demandant à ceux qui voulaient lui raconter quelque chose : « Attends un peu, ce que tu vas me dire, est-ce que c’est vrai ? Est-ce que c’est bien? Est-ce que c’est utile ? ». Et c’est ainsi que cet homme, dont les gens avaient l’habitude de se méfier à cause de sa mauvaise langue, devint aimé et respecté de tous…
Sagesse
Les actes ont une voie de plus que les paroles
Invocation
"Seigneur ! Nous avons cru à ce que Tu as fait descendre et suivi le messager. Inscris-nous donc parmi ceux qui témoignent"
Rabbana amanna bima anzalta waittabaAAna alrrasoola faoktubna maAAa alshshahideena
Idée
Cette nuit est la première nuit impaire où l’on cherche la nuit du destin, demandons Allah de faire parti de ceux qui se lèvent la nuit avec foi.
La vie des compagnons
Un jour le prophète صلى الله عليه و سلم était assis chez lui, la jambe découverte lorsqu’Abu Bakr demanda la permisssion d’entrer chez lui. Il le laissa entrer sans changer de position. Ensuite, Omar arriva et demanda l’autorisation d’entrer. Le prophète صلى الله عليه و سلم le reçut sans changer de position. Quelques instants après Othman arriva et demanda l’autorisation d’entrer. Le prophète صلى الله عليه و سلم se leva alors et se redressa en couvrant sa jambe puis se rassit avant de recevoir Othman. Après le départ de celui-ci Aïsha demanda au prophète صلى الله عليه و سلم les raisons qui l’avaient amené à couvrir sa jambe avant l’entrée d’Othman. Et le prophète صلى الله عليه و سلم de lui répondre : « Ô Aïsha Othman est un homme pudique et je crainds qu’en entrant chez moi et en me voyant dans cette position il éprouve de la pudeur à me demander ce qu’il veut. Comment ne pas éprouver de la pudeur devant un homme à l’égard duquel les anges éprouvent de la pudeur. »
La sira du prophète  صلى الله عليه و سلم
(Suite du récit de la calomnie)"Cela dit, je me retournai et m'étendis sur mon lit. A ce moment, par Allah, je savais que j'étais innocente et qu'Allah m'innocentera; mais, par Allah! Je n'aurais jamais cru qu'Allah ferait descendre à mon sujet une révélation. Il me semblait que j'étais trop insignifiante, pour qu'Allah révélât des versets à mon égard. Cependant, j'avais espéré, que l'Envoyé d'Allah صلى الله عليه و سلم verrait pendant son sommeil une vision dans laquelle Allah me déclarait innocente. Par Allah! L'Envoyé d'Allah صلى الله عليه و سلم ne sortit pas, pas plus que les gens de la maison, avant d'avoir reçu la révélation et d'avoir été saisi de l'état (de fatigue) qui accompagnait toute révélation; même dans un jour d'hiver, les gouttes de sueur tombaient en abondance et étaient si grosses que les perles, tant est lourd le fardeau de la Parole divine quand elle descend. Dès que cet état eut quitté l'Envoyé d'Allah صلى الله عليه و سلم , il se montra souriant et les premières paroles qu'il prononça furent celles-ci: "Réjouis-toi, `A'icha « Allah te déclare innocente »". « Va vers lui », me dit alors ma mère. "Par Allah! Répondis-je, je n'irai pas à lui et c'est Allah Seul que je dois louer, c'est Lui qui a déclaré mon innocence".

 

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