Vingtieme jour


Verset
« Allah n'impose à aucune âme une charge supérieure à sa capacité. Elle sera récompensée du bien qu'elle aura fait, punie du mal qu'elle aura fait. Seigneur, ne nous châtie pas s'il nous arrive d'oublier ou de commettre une erreur. Seigneur ! Ne nous charge pas d'un fardeau lourd comme Tu as chargé ceux qui vécurent avant nous. Seigneur ! Ne nous impose pas ce que nous ne pouvons supporter, efface nos fautes, pardonne-nous et fais nous miséricorde. Tu es Notre Maître, accorde-nous donc la victoire sur les peuples infidèles. »
Sourate al Baqarah, verset 286
Hadith
D'après Ibn `Umar (qu'Allah soit satisfait de lui), certains Compagnons du Prophète صلى الله عليه و سلم virent en songe que la nuit d'Al-Qadr était l'une des sept dernières nuits (du ramadan). L'Envoyé d'Allah صلى الله عليه و سلم leur dit alors:
"Je remarque que vos visions concordent sur les sept dernières nuits. Quiconque l'attend, qu'il la guette donc durant les sept dernières nuits (du ramadan)".
Histoire
Un roi a appelé un jour ses trois ministres, il leur a demandé de prendre un sac et de le remplir avec les meilleurs fruits du palais, il leur imposa seulement de le faire sans être aider de personne. Le premier voulait faire plaisir au roi, alors il choisit les meilleurs fruits et légumes du jardin. Le deuxième croyait qu’il s’agissait d’un test d’obéissance et que le roi ne regarderait pas à l’intérieur des sacs, si bien qu’il rempli son sac n’importe comment. Le troisième fit pire et rempli son sac de mauvaises herbes et de feuilles mortes. Le lendemain, le roi appela ses trois ministres et les fit emprisonner pour un mois, chacun avec le sac qu’il avait préparé et sans leur donner à manger. Le premier passa son mois à manger et même à se régaler, le deuxième fut très limité dans ses choix et le dernier mourut de faim. Cher frère, chère sœur en islam, à quel ministre ressembles-tu ? Car la vie sur terre ressemble à un jardin où tu as la liberté de ramasser  les bons actes et les mauvais, mais le jour où tu te trouveras dans la tombe, obscure et solitaire, qu’est-ce qui t’aideras à surmonter cette épreuve à part les bons actes que tu as recueilli dans ta vie.
Sagesse
Un joyau qui tombe à terre ne perd pas sa valeur.
Invocation
Seigneur, je cherche Ta protection contre toute demande de ce dont je n'ai aucune connaissance. Et si Tu me pardonnes pas et ne me fais pas miséricorde, je serai au nombre des perdants 
Rabbi inni aozoubika an assalaka ma layssa li bihi ilm w ailla taghfirli wa tarahmi akouna min alkhassirin
Idée
Quand as-tu visité une tombe pour la dernière fois, et quand as-tu pensé à la mort? Prenons quelques minutes pour réfléchir à notre cercueil, la mort est une porte que tout le monde va prendre.
La vie des compagnons
Othman ibn Affan est le fils d’Oum Hakim bint Abd al Muttalib, la tante maternelle du prophète صلى الله عليه و سلم . Il était de taille moyenne, avait une chevelure et une barbe épaisse avec un beau visage. Il était un des plus riches hommes de La Mecque. Il épousa les deux filles du prophète Rouqiya et Oum Koulthoum. C’est pourquoi on le surnomma l’homme aux deux lumières. Il est né six ans après l’année de l’éléphant et mourru à l’age de 82 ans, il fut calife pendant douze ans avant d’être assassiné. Il fut aussi le huitième homme à embrasser l’islam.
La vie du prophète صلى الله عليه و سلم
(Suite du récit de la calomnie) L'Envoyé d'Allah se leva et résolut de demander ce jour-là une justification à `Abd-Allah ibn 'Ubayy ibn Salûl. Montant alors en chaire, le Prophète صلى الله عليه و سلم dit: "O groupe de musulmans! Qui m'excusera (si je punis) un homme dont le mal a atteint ma femme? Par Dieu! Je ne sais que du bien sur le compte de ma femme, et l'on me parle d'un homme sur le compte duquel je ne sais que du bien et qui n'est jamais entré chez ma femme autrement qu'avec moi". Alors Sa`d ibn Mu`âdh Al-'Ansârî se leva et dit: "O Envoyé d'Allah, moi, je t'excuserai et s'il appartient à la tribu des 'Aws, nous lui trancherons la tête; si c'est un de nos frères de la tribu des Khazraj, ordonne ce que tu voudras et nous le ferons". A ces mots, Sa`d ibn `Ubâda le chef des Khazraj, qui était un homme vertueux, mais dont le zèle tribal plongeait dans l'ignorance, se leva et s'adressa à Sa`d ibn Mu`âdh en disant: "Tu as menti; et j'en jure par Allah que tu ne le tueras pas et que tu ne peux pas le faire". A son tour, 'Usayd ibn Hudayr, le cousin de Sa`d ibn Mu`âdh, se leva et, s'adressant à Sa`d ibn `Ubâda en disant: "Tu as menti. Par Allah nous le tuerons; car toi tu n'es qu'un hypocrite qui plaide la cause des hypocrites". Les deux tribus des 'Aws et des Khazraj furent si excitées, qu'elles furent sur le point de se combattre, alors que l'Envoyé d'Allah صلى الله عليه و سلم était encore en chaire. L'Envoyé d'Allah صلى الله عليه و سلم ne cessa de les apaiser jusqu'à ce qu'ils gardent le silence et alors ils se turent. Tout ce jour-là, je le passai en larmes et je n'y goûtai aucun instant de sommeil. La nuit suivante, je la passai également dans cet état à tel point que mes parents crurent que mes larmes me briseraient le cœur. Pendant qu'ils étaient assis auprès de moi et alors que j'étais encore en larmes, une femme des 'Ansâr demanda de me voir. Je la fis entrer chez moi, elle s'assit et commença à pleurer à son tour. Nous étions dans cet état lorsque l'Envoyé d'Allah صلى الله عليه و سلم entra, salua, puis s'assit. Il ne s'était plus assis auprès de moi depuis qu'on avait colporté des propos sur mon compte et cela avait duré un mois sans qu'aucune révélation ne se fût produite à mon sujet. En s'asseyant, l'Envoyé d'Allah صلى الله عليه و سلم prononça l'attestation de foi, puis dit: "O `A'icha! Il m'est parvenu telle et telle chose sur ton compte; si tu es innocente, Allah t'innocentera; si tu as commis quelque faute, demande pardon à Allah et repens-toi, car quand le Serviteur reconnaît ses péchés et se repent, Allah accepte son repentir". A peine l'Envoyé d'Allah صلى الله عليه و سلم eut-il achevé ces paroles, que mes larmes cessèrent de couler et je ne versai plus un seul pleur. M'adressant à mon père, je le priai de répondre à l'Envoyé d'Allah "Par Allah!, me répondit-il, je ne sais pas que dire à l'Envoyé d'Allah صلى الله عليه و سلم ". Alors, me tournant vers ma mère, je la priai de répondre à l'Envoyé d'Allah صلى الله عليه و سلم . - "Par Allah, répondit-elle, je ne sais pas que dire à l'Envoyé d'Allah صلى الله عليه و سلم ". Je répliquai alors que j'étais encore très jeune et que je ne retenais pas beaucoup du Coran:
« Par Dieu, je sais que vous avez entendu raconter cette histoire (à mon sujet), qu'elle s'est gravée en vous-même et que vous y avez ajouté foi. Si je vous dis que je suis innocente - et Allah sait que je le suis- vous ne me croirez pas; mais si j'avoue que j'ai commis un tel péché - et Allah sait que je suis innocente - vous me croirez. » 
Par Dieu! Je n'ai à dire de ma situation que ces paroles du père de Joseph:
« [Il ne me reste plus donc] qu'une belle patience ! C'est Allah qu'il faut appeler au secours contre ce que vous racontez ! » (A suivre)

 

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