Au nom d’Allah le Clément, le Miséricordieux, Louanges à Allah.

Troisieme partie

 

Arkan asSalat

 

Arkan : une condition nécessaire et suffisante et qui fait partie de la chose (ici qui fait partie de la prière.)

 

1. L’intention

1. C’est la décision d’agir, mais pas seulement, car elle est liée à l’exécution. Cela se fait dans le cœur.
Les conditions de l’intention sont :

-L’intention du « fard » et précision de quelle prière
-Vraiment vouloir le faire
-Lier cela à la formulation du « Allah ou akbar »

2. Pour les prières sunnan :
Il y a deux cas :
Soit on prie une prière mou’ayin ou spécifique (comme Salat Doha, rawatib…)
Soit on prie une prière moutlaq ou non spécifique (comme deux ra'kats lillah taala)

2. Takbirat al ihram

Dire Allahou akbar

On peut formuler l’intention, puis dire « Allahou akbar » ou faire les deux en même temps.
Le prophète a dit que lorsque l’on prononce le takbir c’est comme l’ihram (état de sacralisation du pèlerin) son interdiction est le takbir et sa permission c’est le taslim. (C'est-à-dire que l’on ne s’occupe que de sa prière à partir du takbir jusqu’au taslim)

3. Se mettre debout (si on le peut sinon assis)
Tout en sachant qu’une personne malade ne réduit pas la valeur de sa prière en priant assis.
En ce qui concerne les prières sunnan, il est permis de les prier assis avec ou sans excuse, cependant, si on peut se mettre debout mais on décide de prier assis, on aura la moitié de la récompense.

Le prophète, a dit que celui qui prie assis à la moitié de la récompense de celui qui fait la prière debout. (dans le cas de celui qui peut prier debout des sunnan)

A noter : Comme préciser dans l’article sur la prière du malade, il faut préférer s’asseoir par terre lorsque l’on veut s’asseoir, si on ne peut pas alors on s’assoie sur une chaise.

Et, si on ne peut pas faire le roukou’ ou le soujoud, il faut quand même commencer debout, car si on ne peut pas faire le roukou’, il est possible de se tenir debout à chaque récitation de la fatiha.

4. Al fatiha ( y compris le "bismillahir rahman irrahim")
Le prophète, a dit :

« Pas de prière pour celui qui ne lit pas la fatiha »

Pour le grand imam al-Shafi'i, sa récitation est obligatoire pour l’imam, pour ceux qui prient derrière lui (Ma’moum), comme pour celui qui prie tout seul. On récite al fatiha dans chaque rak'at.

Au cas où une personne ne connaît pas encore al fatiha, elle apprend sept autres versets du saint qur’an en attendant de connaître Al Fatiha.

5. Ar Roukou’
(inclinaison de la prière)
Il faut avoir le buste parallèle au sol et si on ne peut pas alors il faut au moins que les paumes des mains touchent les genoux. Le dos et la nuque doivent être alignés et les doigts légèrement écartés sur les genoux.
Il faut marquer une pause (être calme et stable) dans cette position et à quatre autres moments : pendant le roukou’, en s’en relevant en position debout, au soujoud et entre les soujoud en position assise. Le temps d'un tasbiha.

Il faut lever les mains au début puis pour descendre au roukou', pour se lever du roukou' et quand on se relève du premier joulouss.

Il faut noter que chez le grand imam al-Shafi'i du moment où la personne possède sa raison, même si elle ne peut pas bouger, elle doit faire sa prière, ne serait-ce qu’avec son cœur.

De plus, si l’on se trouve dans un avion, il faut faire la prière dans son temps, puis la refaire normalement dès que possible.

Peut être quelques-uns se demanderont, pourquoi faire une prière que l’on va de toute manière refaire et pourquoi ne doit-on pas refaire la prière quand on est malade ? La réponse est que la prière faites dans un avion fait partie des excuses dites « ‘oudhour nadir » ou excuse rare.

Il y a ici une règle à rappeler :

Les règles liées au Nafil sont plus larges que celles liées au Fard.

C’est pourquoi il est permis de prier assis sans raison dans une prière nafil, de même que de stopper un jeûne nafil (mais avec tout de même un karaha tanzihiya quand on se rapproche du temps de la prière du Maghrib.) Les règles liées à ce qui est nafil sont donc plus souples et ceci parce qu’il nous faut en faire plus !

6. Se redresser
Après la position du roukou’, il faut revenir calmement en position debout tout en récitant « samia Allah liman hamida », une fois debout on récite « rabbana walakal hamd »

7. Soujoud
(Prosternation)
Le front (fard), le nez (sunna), les deux paumes des mains, les deux genoux et les doigts des deux pieds retournés doivent toucher le sol. Il est très important de retourner les pieds pendant le soujoud, car certains prieurs les laissent à plat, ainsi que de garder la tête en état de prosternation le temps minimum d’une tasbiha (subhan Allah).

Il faut aussi d'abord descendre les deux genoux, puis poser les deux mains à plat sur le sol, puis poser son front.
Le Prophète, a dit qu’il a été ordonné de se prosterner sur sept os.

Le soujoud se fait deux fois : on se prosterne, on s'assoie, on se prosterne.

Le Prophète nous a dit que le croyant est au plus proche de son seigneur pendant le soujoud, augmenter vos invocations.

8. S’asseoir entre les deux soujoud, la position assise doit durer le temps de lire une tasbiha, mais dire cette tasbiha n’est pas obligatoire. On peut y dire par exemple, « rabbi ghfirli »(Seigneur, pardonne moi).

Et on peut dire plus :

"Seigneur, pardonne moi, accorde moi Ta miséricorde, préserve moi et pourvois à mes besoins."

9. Le dernier joulouss et la récitation du tachahhud
Ibn Abbas a rapporté que le prophète, leur apprenait le tashahud comme le qur'an et il disait :

« attahiyat, al moubara'kat, assalawat attayibat lillah, assalam aleyk ayyou annabi wa rahmatoullah wa bara'katoh assalam aleyna wa ala ibadillah assalihin acha do an la ilah illa Allah wa acha adoan sayyidina mohammad rassoul Allah »

Explications de quelques mots :

Attayihat : le pl. de tahiyat, le salut en arabe, mais ici c’est des louanges à Dieu dont il s’agit.
moubara'kat : bénites
salawat : les cinq prières
attayibat : les bonnes œuvres

Le joulous du milieu de la prière ne fait donc pas partie des roukoun du Salat ! La main droite doit être sur la cuisse droite et la main gauche sur la cuisse gauche.

10. la Salat ala nabi :
Dans le deuxième joulouss, il vaut mieux tout lire jusqu’à la fin, en sachant que ce qu’il est obligatoire pour le Salat sur le prophète , c’est de dire : « Allahoumma salli ala mohammed »

La suite (Salat ibrahimiya) fait partie des ‘abad as Salat, et si on ne la lit pas, il faudra faire le soujoud as saho.

Attention dans la Salat ibrahimiya, « fil alamine » ne se lie pas à "innaka hamidoun majid" !

« wa ala ali mohammed kama saleyta ala ibrahim wa ala ali ibrahim wa barik ala mohammed wa ala ali mohammed kama barakta ala ibrahim wa ala ali ibrahim fil alamine. [Ici il y a une pause, puis on dit]
 innaka hamidoun majid … »
Et ceci pour un problème de sens, parce que les deux portions de phrases n’ont rien à voir ensemble, mais en les récitant rapidement (en les liant), c’est « comme si » on disait parce que j’ai prié sur le prophète alors Tu es Hamidoun Majid. Cela n’est pas correct, il faut donc les séparer.

Al ibrahim : Ismail, Isaac et leurs enfants, mais surtout Ibrahim.

11. Le salam à la fin de la prière
Il faut être assis. Le prieur tourne sa tête à droite et dit : « assalam aleykoum wa rahmatoullah » et ce « taslimat » est « fard » (obligatoire), la prière est juste si elle se termine ainsi. Le minimum est « assalam aleykoum » à droite.
Il est sunna de tourner sa tête à gauche et de dire à nouveau « assalam aleykoum wa rahmatoullah »

Si on perd ses ablutions après le taslimat de droite, la prière et juste et il ne faut pas la refaire.

Et, dernier roukoun de la Salat :

Faire les actes cités ci-dessus dans l’ordre

On ne peut pas faire le roukou’ après le soujoud.

L’imam Suyuti a donné une règle :
« Peut être pardonné dans le cours de la chose (la prière) ce qui ne peut être pardonné à son début »
Une autre règle importante :
Il est interdit d’arrêter une prière ou un jeûne obligatoire.

 

Que la paix et les bénédictions d'Allah soient sur le prophète Mohammad, celui qui a tenu sa promesse, le confident. Ô Allah nous ne savons que ce que Tu nous as appris, c’est Toi qui détiens la science. Ô Allah apprend nous ce qui nous apportera du bien et fais nous profiter du bien de ce que Tu nous as appris et augmente nos connaissances. Et embelli le bien à nos yeux et aide nous à le suivre. Et enlaidi le mal à nos yeux et aide nous à nous en détourner. Et mets nous parmi ceux qui écoutent la parole et suivent les meilleures d’entre elles. Et fais de nous tes bons adorateurs par Ta miséricorde.

Gloire à Toi Seigneur, que Tes louanges soient célébrées, j'atteste qu'il n'y a de divinité que Toi, j'implore Ton pardon et je reviens vers Toi repentante.

print