Au nom d’Allah le Clément, le Miséricordieux, Louanges à Allah.

Troisieme partie

 

Préambules

 

Dans quelles circonstances peut-on être excusé d’avoir commis un péché ?

Il y a uniquement deux cas :
La personne qui vient d’entrer dans l’islam, on lui a expliqué la foi, la prière, la purification, mais par exemple, on n’a pas eu le temps de la prévenir que jouer au loto est interdit et elle l'a fait, elle est excusée.

Le deuxième cas, est celui qui concerne des musulmans résidant dans des villages éloignés de tout savant à qui poser des questions, ou livre qui leur permettraient de s’instruire.

Aussi, si un citadin dit qu’il faisait une seule sajdé dans sa prière à la place de deux, on lui demande de refaire ses prières passées, car il vivait prés des ulémas, des gens et des livres et parce que la prière est un acte cultuel primordial.

La règle dans ce domaine, c’est donc l’apprentissage, à moins qu’on soit entrain d’apprendre et qu’on ne sache pas encore ou que l'erreur porte sur un point complexe que seul les savants connaissent. Ainsi, celui qui va au "hajj" sans en apprendre les règles, puis commet un acte qui invalide son pélerinage, n’est pas excusé par son ignorance, il devait se renseigner avant. De même, le commerçant doit apprendre les règles de la Sharia liées au commerce afin de ne pas tomber dans le péché.

Celui qui ne prie pas :

Il y a deux cas :
Soit il ne prie pas parce qu’il renie cette obligation et renier un acte obligatoire fait sortir de l’islam, car il a renié ce qui est inscrit dans le saint qur’an, la sunna purifiée, accepté par l'ijma des savants et de toute la communauté.
Soit il ne la fait pas sa prière par paresse, dans ce cas, si Dieu le veut Il lui pardonnera ou le punira.

Intervalle de temps pour prier

Une fois que la prière a été annoncée, on peut considérer que le temps légal imparti pour prier est divisé en deux:
A partir du adhan, la prière devient obligatoire, mais le temps qui lui est imparti reste large, il faut bien sur la faire dès le début du temps, mais Dieu, dans Sa miséricorde, a donné aux croyants un certain laps de temps pour la prier : c'est pour cela que l'on parle de « wajaban mouwassiha », il est donc possible de finir « tel acte », puis d’aller prier.
Quand le temps imparti à cette prière approche de sa fin légale, il ne reste donc plus beaucoup de temps pour prier, on parle de temps « wajiban moudayiqa » et dans ce temps, il devient « haram » de s’occuper d’autre chose que de la prière.

Les prières et leur temps

Le temps du Dhohr ?
Quand le soleil qui n’avait pratiquement pas d’ombre commence à en avoir une, c’est le début du temps du Dhohr.
Quand l’ombre devient égale à la taille du bâton (qui sert à mesurer l’ombre), c’est la fin du temps légal pour la prière du midi.

Le temps du 'Asr ?
Quand l’ombre commence à dépasser la taille du bâton, c’est le début du temps de la prière de l’après midi, il faut savoir que ce temps est divisé en cinq parties :


1 le meilleur temps ou « fadilla »
2 le temps choisi ou « ikhtiyar » ou encore " moukhtar" parce que c’est en ce temps que Jibril est descendu pour prier avec le prophète
3 puis le « jawaz bila kiraha ». Avant que le soleil soit jaune, c’est un temps où on peut prier.
4 Quand le soleil a jauni, c’est un temps où on peut prier, mais qui est "makrouh tanzihiya".
5 Enfin, quand il ne reste plus assez de temps pour prier, il s’agit d’un temps « tahrimi », car une partie de la prière va se situer en dehors de son temps.

Le temps du Maghrib ?
Il commence quand le disque solaire a disparu. A propos de la fin du délai légal pour prier le Maghrib :

Quand on parle des jugements du grand imam al-Shafi'i, on entend souvent parler des deux madhabs ou des deux avis, car au départ le grand imam al-Shafi'i se trouvait en Irak où il donnait des fatawa sur certaines situations dépendantes du contexte et de ses recherches à ce moment.
Le cheikh a ensuite voyagé en Egypte où il a rencontré de nouveaux savants, gens, contextes, il a pris en compte ces éléments qui ne lui étaient pas arrivés en Irak. Et il a fait de nouvelles fatawa.

C’est en référence à ce changement que l’on parle du madhab qadim (ancien avis) pour les fatawa de Schaféi faites en Irak et du madhab jadid pour celles qu’il a donné en Egypte.
Attention cependant, le grand imam al-Shafi'i n’a pas tout changé, seulement une partie.

Mais alors que doit-on faire, prendre les fatawa du madhab qadim ou celles du madhab jadid ?
En général, on prend les fatawa du madhab jadid faites en Egypte. Sauf pour certains points, on prend les fatawa du madhab qadim de l’Irak, le nombre des fatawa qui doivent être prises du madhab qadim et non du madhab jadid varient selon les savants. Certains ont dit qu’ il y en a 18, d’autres on dit 30, d’autres 32 fatawa que l’on prend du madhab qadim et pas du madhab jadid.

Et justement parmi celles-ci, il y a la loi utilisé pour déterminer la fin du temps légal pour la prière du Maghrib.
Dans le madhab jadid, le grand imam al-Shafi'i a ainsi indiqué qu’il faut considérer que le temps de faire le Adhan, le woudou', de prier le Maghrib et sa sunna donc cinq ra'kats en tout, constitue la durée légale pour prier le Maghrib, soit environ 20 minutes. C ’est l’avis pour le madhab jadid.
Mais, on ne se sert pas de ce jugement donné par le grand imam al-Shafi'i dans son madhab jadid comme l’a dit l'imam Nawawi, on attend la disparition de la couleur rouge à l’horizon, et donc on applique l’ancienne fatwa du grand imam al-Shafi'i ou madhab qadim pour déterminer la fin du temps de la prière du Maghrib. (où il a dit qu’on attend la disparition de la couleur rouge à l’horizon "chafaq al ahmar".)

Le temps du 'Isha' ?
Le 'Isha', c'est la fin du temps du Maghreb, c’est le début de la nuit, divisé en deux : « ikhtiyar » jusqu’au tiers de la nuit, puis « jawaz » jusqu’au fadjr.
On précise qu’il s’agit du fadjr sadiq ( vrai) qui se prononce de plus en plus, en opposition au fadjr kadhib (menteur), car après ce dernier il refait nuit, sa lumière dure peu de temps et s’estompe, donc on ne s’en sert pas, ni pour déterminer le temps des prières, ni pour déterminer le début du temps du jeune.
Par contre, le cheikh Ghazali a précisé qu’entre ces deux fadjr, il est makrouh de prier la prière du 'Isha'.

Le fadjr kadhib ou « première aube » précèderait le fadjr sadiq « la deuxième aube » d’une heure approximativement. (suivant le site islamqa)

Que doivent faire les musulmans résidant dans des pays où parfois le soleil ne se couche pas et où on ne peut observer le soleil pour déterminer le temps des prières ?
Ces musulmans doivent suivre les horaires (jeûne, prière) du pays ayant des horaires normaux et qui se trouve le plus proche de chez eux.

 

Conditions obligatoires pour prier :

 

1. L’islam
La prière n’est pas obligatoire pour un non musulman pendant sa vie sur terre, en revanche, il sera puni pour sa désobéissance au jour dernier à la fois pour sa non croyance et ses prières non faites.
Si un non croyant se convertie à l’islam, il n’aura pas à rattraper les prières passées. Dieu a dit :

«Dis à ceux qui ne croient pas que, s'ils cessent,
on leur pardonnera ce qui s'est passé.»

Sourate anfal, verset 37

En ce qui concerne celui qui a renié, puis est revenu vers Dieu, il doit faire les prières qu’il a raté en « Qada' », et ce, car il devait les faire.
Chez les quatre madhab, tout musulman ayant arrêter de prier doit rattraper les prières non faites en Qada'.
Chez shaféi, celui qui doit des prières Qada' à Allah, doit laisser les sunnan de côté et se concentrer sur le rattrapage de ses prières Qada', il n’est pas obligé de prier son Qada' de fadjr après le fadjr du jour et le Qada' d'un Dhohr avec le Dhohr du jour...etc. Il peut très bien, par exemple, prier deux ra'kats Qada' d’une prière fadjr après le Maghrib.

Chez le grand imam al-Shafi'i, il est possible de prier en ayant une autre intention que celle de l’imam, pendant ramadan par exemple, pendant que l'assemblée prie deux par deux les Tarawih, lui (le Ma'moum) peut prier deux par deux ses ra'kats Qada' du fadjr. Et même, il peut prier deux ra'kat avec l’imam et quand l’imam fait le taslim, lui ne le fait pas, il se relève et fait deux autres ra'kats pour rattraper une prière Qada' de 4 ra'kats.

Et si on ne sait pas avec précision combien de prières on a raté, on procède à une estimation.

2. La puberté
Il faut être pubère, âgé d’environ quinze ans, mais il faut apprendre à prier à sept ans pour s’habituer. Et même avant sept ans.
Attention en ce qui concerne le verset utilisé par les non musulmans et le hadith du même genre sur les enfants et le fait de les frapper à dix ans, il y a une erreur dans leur compréhension, si bien que même certains musulmans croient qu’il faut infliger des châtiments corporels !

Ce n’est pas le cas, d’abord en ce qui concerne le verset des femmes, il faut savoir que le péché de la femme dans ce verset est en rapport avec un péché envers Dieu, Le Très Haut, envers Sa loi. Et cela n’a rien à voir, par exemple, avec le fait que la nourriture ne soit pas au goût du mari, ni encore moins son envi de se défouler après une mauvaise journée, etc.
Par exemple, une femme mariée sort chaque nuit et ne veut pas dire à son mari où elle va. On focalise sur le mot frapper en oubliant qu'en fait le verset nous explique que le mari doit procéder par étapes.

Il doit d’abord parler à sa femme, il ne peut pas passer cette étape et lui faire par exemple une prise de karaté! Il essaye avant tout de discuter avec elle une fois, deux fois, trois fois, pour voir ce qu’elle fait et lui faire comprendre que ce n’est pas bien. Si elle ne change pas, alors il s’éloigne d’elle, ne lui parle pas.
Si rien ne change, il se fâche.
Si rien ne change, il l’empêche de sortir par la force. C'est-à-dire qu’il utilise sa force physique pour l’empêcher de faire ce que Dieu Le Sublime, a interdit. Par exemple, elle veut sortir il l’empêche en la rassayant.
L’imam Dhahabi dans son livre sur les grands péchés a précisé que donner une claque dans le visage de quelqu’un fait parti des grands péchés.
Mais plus, d’après la sharia islamique (si elle était appliquée) si un homme tape sa femme violemment (ce qu’il n’a pas le droit de faire) et même si sa femme est mauvaise, la femme peut aller chez le juge et demander à ce qu’on frappe son mari.
De même, pour les enfants, il ne s’agit nullement de donner des claques puisque c’est interdit, ni d’utiliser une ceinture, du tout.

Les non croyants focalisent sur un seul mot du verset, de ce fait, on doit rappeler que ce n’est pas la première chose à faire dans ce verset, ni le but du verset. Enfin, les non musulmans sont mal placés pour nous traiter de sauvages et utiliser tel verset ou tel hadith dont ils ne connaissent pas l'explication et en faire l'exégèse comme mal leur semble, puisque chez eux une femme sur cinq se fait battre, sans compter toutes celles qui meurent de leurs blessures, sans compter les cas de maltraitance d’enfants, sans compter toutes les autres perversités. C'est peut être tout simplement pour cela qu'ils expliquent ce verset de cette manière, Subhan Allah.

3. La raison
La prière n’est point demandée au fou. Celui qui perd la raison et la retrouve n’a pas à rattraper les prières qu’il a raté quand il n’avait plus sa raison.

4. Celui qui est né sans pouvoir entendre et voir en même temps ne prie pas, par contre s’il n’entend pas mais voit, il doit prier de même que s’il ne voit pas, mais entend.

5. Recevoir le message du prophète
Il doit avoir reçu le message du prophète, c.-à-d. connaître l’islam.

 

Que la paix et les bénédictions d'Allah soient sur le prophète Mohammad, celui qui a tenu sa promesse, le confident. Ô Allah nous ne savons que ce que Tu nous as appris, c’est Toi qui détiens la science. Ô Allah apprend nous ce qui nous apportera du bien et fais nous profiter du bien de ce que Tu nous as appris et augmente nos connaissances. Et embelli le bien à nos yeux et aide nous à le suivre. Et enlaidi le mal à nos yeux et aide nous à nous en détourner. Et mets nous parmi ceux qui écoutent la parole et suivent les meilleures d’entre elles. Et fais de nous tes bons adorateurs par Ta miséricorde.

Gloire à Toi Seigneur, que Tes louanges soient célébrées, j'atteste qu'il n'y a de divinité que Toi, j'implore Ton pardon et je reviens vers Toi repentante.

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